19. Synthèse des résultats#

Ces tests ayant pour but de valider le modèle GLRC_DM et le modèle DHRC servent aussi à montrer un certain nombre de ces faiblesses. En résumé les rôles des tests sont les suivants:

A :Tester uniquement le comportement en traction/compression sous la condition d’uniformité (quasi \(\mathrm{1D}\) ). On identifie les paramètres membrane.

B :Tester uniquement le comportement en flexion cyclique sous la condition d’uniformité (quasi \(\mathrm{1D}\) ). On identifie les paramètres flexion.

C :Tester le comportement couplant les phénomènes de membrane et de flexion sous la condition d’uniformité (quasi \(\mathrm{1D}\) ).

D :Tester le comportement pour le cisaillement et la distorsion dans le plan

E :Tester le couplage de flexion et cisaillement dans le plan.

F :Tester le comportement traction – compression pure – avec «kit_dll» de comportement élastoplastique endommageable (GLRC_DM + Von Mises).

G :Tester le comportement traction – compression pure – avec «kit_ddl» de comportement élastoplastique endommageable (GLRC_DM + Von Mises).

H :Tester le comportement en traction-compression avec des sollicitations importantes pour évaluer GLRC_DM et DHRC

I :Tester le comportement en flexion alternée avec des sollicitations importantes pour évaluer GLRC_DM et DHRC

J :Tester le comportement en traction-flexion alternées avec des sollicitations importantes pour apprécier le comportement sous sollicitations couplées de GLRC_DMet DHRC

K : Tester le comportement en compression - traction avec ALPHA_C=100pour GLRC_DM

L : Tester le comportement en cisaillement pur et distorsion dans le plan avec des sollicitations élevées pour évaluer GLRC_DM et DHRC

M : Tester le comportement en couplage flexion et cisaillement dans le plan avec des sollicitations élevées pour évaluer GLRC_DM et DHRC

N : Tester le comportement en flexion anticlastique avec des sollicitations élevées pour évaluer GLRC_DMet DHRC.

O :Tester un chargement thermomécanique de dilatation.

Dans la plupart des situations des modélisations A à E, les déplacements, les efforts et les moments prédits par le modèle GLRC_DM sont représentés avec une erreur modeste (<10%) par référence à un modèle multicouche, ce qui semble tout à fait satisfaisant pour un modèle ayant vocation à représenter le comportement «global» d’une structure. L’erreur plus importante est observée (~25%) lors des tests sur l’effet de Poisson dans la phase endommageante et lorsque l’endommagement est activé en membrane-flexion couplés. Le premier défaut est moins important si on s’intéresse plus à l’énergie dissipée dans le système et moins aux déplacements. Le deuxième défaut est plus gênant et montre bien qu’un modèle «global» optimal devrait toujours être calé par rapport à la sollicitation principale que l’on souhaite modéliser: on choisira en conséquence les paramètres du modèle. La contribution principale à l’erreur est probablement due à l’anisotropie du béton armé non prise totalement en compte par le modèle GLRC_DM (voir [R7.01.32]).

Les modélisations H-I-J-L-M-N permettent la comparaison directe entre les modèles de comportement GLRC_DM et DHRC, pour un choix de paramètres cohérents: on constate l’intérêt de représenter précisément la position des aciers dans l’épaisseur de la plaque, d’enrichir la description de la dissipation par la dégradation de la liaison acier-béton. Mais les réponses globales de ces deux modèles restent assez similaires dans toutes les situations de chargement: les seuils de déclenchement de l’endommagement sont concomitants, les courbes force-déplacement généralisées sont similaires; avec le modèle DHRC les termes issus du couplage par effet de Poisson semblent plus réalistes.

La modélisation O permet de valider l’utilisation de ces modèles dans le cadre d’études de bâtiment en béton armé avec chargement de dilatation thermique.

Les deux modélisations F et G où on évalue le «kit» GLRC_DM et élastoplasticité de Von Mises ont surtout une valeur démonstrative des possibilités offertes.