2. Solution de référence#

2.1. Méthode de calcul utilisée pour la solution de référence#

On peut calculer la solution analytique correspondant au pré-écrouissage (traction monotone, modélisation A):

Le système d’équations du problème avec effet de mémoires’écrit(20 équations)[R5.03.04]:

Élasticité : \(\tilde{\sigma}=2\mu (\tilde{\varepsilon}-{\varepsilon}^{p})\)

Critère de plasticité

_images/Object_3.svg

Écoulement plastique :

_images/Object_4.svg

avec

_images/Object_5.svg

Écrouissage isotrope :

_images/Object_6.svg

Mémoire d’écrouissage maximal:

_images/Object_7.svg

où q est déterminé par:

  • un domaine

    _images/Object_8.svg

caractérisant les déformations plastiques maximales, dont q mesure le rayon et

_images/Object_9.svg

le centre

  • \(\xi\) est calculé suivant une loi de normalité c’est à dire:

    _images/Object_11.svg

, avec

_images/Object_12.svg

Sur la surface du domaine d’écrouissage maximal, on a \(F=0\) . En appliquant la condition \(\mathit{dF}=0\) , on obtient l’expression en vitesse:

_images/Object_13.svg

Pour un point matériel en charge uni-axiale, les champs (uniformes) ont pour composantes:

_images/1000068A000069D500002BED0D930C5C37981D8D.svg

Dans ce cas, lors de la première charge uni-axiale dans la direction x :

_images/Object_14.svg

Dans ce cas,

_images/Object_15.svg

, implique que

_images/Object_16.svg

. Dans ce cas,

_images/Object_17.svg

De plus, dans le cas d’un cycle de traction compression symétrique (en déformation plastique), on obtient, lors de la première décharge symétrique(avec

_images/Object_18.svg

):

_images/Object_19.svg _images/Object_20.svg _images/Object_21.svg _images/Object_22.svg

ce qui correspond bien au résultat attendu (cf. [bib2]): domaine \(F=0\) centré sur l’origine, et de rayon la demi-amplitude de déformation plastique.

Dans le cas d’une traction croissante, et si l’écrouissage cinématique est négligé, les équations à résoudre deviennent:

_images/Object_23.svg

Il faut donc calculer la fonction

_images/Object_24.svg

, telle que:

_images/Object_25.svg

avec

_images/Object_26.svg

.

De plus, on considère que l’on est en charge, donc

_images/Object_27.svg _images/Object_28.svg

Il faut donc intégrer l’équation différentielle:

_images/Object_29.svg

ce qui s’intègre de la façon suivante:

_images/Object_30.svg

=>

_images/Object_31.svg

Méthode de variation de la constante:

_images/Object_32.svg _images/Object_33.svg _images/Object_34.svg

en intégrant:

_images/Object_35.svg

d’où

_images/Object_36.svg

La constante \(K\) est définie par les conditions initiales: pour \(p=0\) , \(R=0\)

_images/Object_37.svg

soit

_images/Object_38.svg

Finalement:

_images/Object_39.svg

On a donc en charge: \(\sigma ={R}_{0}+R(p)\)

2.2. Résultats de référence#

Modélisation A:

Valeur de \(\mathit{SIXX}\) à l’instant final: \(\sigma ={R}_{0}+R(p)\)

avec

_images/Object_42.svg

\(t=\mathrm{8s}\) , on doit retrouver \(\mathit{SIXX}=120\mathit{Mpa}\) .

Pour cela on calcul \(R(p)\) à partir de la valeur de \(p\) à l’instant \(t=\mathrm{8s}\) .

Modélisation B:

On comparera les résultats obtenues avec VISC_CIN2_MEMO avec ceux obtenus avec VISCOCHAB, à la fin du pré-écrouissage et au bout de 10 cycles. Les courbes ci-dessous mettent en évidence de l’effet de mémoire (par comparaison avec VISC_CIN2_CHAB qui ne le modélise pas ): après un pré-écrouissage, les cycles à déformation imposée se stabilisent à une amplitude de contraintes supérieure à celle obtenue sans effet de mémoire:

_images/1000000000000250000001B2D75C368820175D8E.png

2.3. Incertitude sur la solution#

  • Modélisation A: analytique

  • Modélisation B: inter-comparaison entre VISCOCHAB et VISC_CIN2_MEMO: précision de l’intégration numérique, estimée à moins de \(\text{1\%}\) .

  • Modélisation C : validation ddes comportements en 2D AXIS ; les résultats doivent être identiques à ceux de la modélisation B.

2.4. Références bibliographiques#

  1. R5.03.04 «Comportements élasto-visco-plastiques de J.L.Chaboche».

  2. J.M.PROIX «Comportement viscoplastique prenant en compte la non proportionnalité du chargement» EDF R&D-CR-AMA12-284, 12/12/12