2. Solution de référence#
2.1. Solution élastique sans retrait#
On se place sous les hypothèses suivantes:
les sections de la poutres restent planes
il y a adhérence parfaite entre le béton et l’acier
le comportement est linéaire élastique
On peut donc évaluer la position de l’axe neutre de la poutre \({y}_{n}\) en fonction de la position des aciers. Pour cela, il faut résoudre l’équation suivante :
Avec :
\({A}_{s}\) et \({A}_{s}'\) : surfaces d’aciers respectivement tendus et comprimés dans la section
\(c'\) et \(c'\) : enrobage de béton respectivement en dessous des aciers tendus et au dessus des aciers comprimés
\(b\) et \(h\) : respectivement la largeur et la hauteur de la section de la poutre
\(n=\frac{{E}_{a}}{{E}_{b}}\) : ratio entre les module d’Young du béton et de l’acier
La contrainte longitudinale de compression \({\sigma}_{\mathit{xxC}}\) en fonction du moment fléchissant et de la position de l’axe neutre.
L’application numérique donne:
Et en \(x=2.5m\) et \(y=0,25m\) , la contrainte de compression maximale vaut:
En utilisant la linéarité des contraintes dans la section, la contrainte de traction maximum est
2.2. Solution avec retraits#
On peut facilement évaluer les déformations dues au retrait de dessiccation et à la dilatation thermique là où on connaît les valeurs de la concentration en eau et de la température. Pour le retrait endogène, on évalue le degré d’hydratation à partir de l’interpolation utilisée pour la définition des paramètres d’hydratation. On a:
en \(G\) à \(t>30j\) :
\(T=20°C\) donc \({\epsilon}_{\mathit{th}}=\alpha (T-{T}_{\mathit{ref}})=0\)
\(C=50l/{m}^{3}\) donc \({\epsilon}_{\mathit{sec}}=-{K}_{\mathit{des}}({C}_{0}-C)=-5.6e-4\)
\(\xi =0,95\) donc \({\epsilon}_{\mathit{endo}}=-{B}_{\mathit{endo}}\xi =-\mathrm{8,55e-5}\)
en \(G\) à \(t>30j\) :
\(T=40°C\) donc \({\epsilon}_{\mathit{th}}=\alpha (T-{T}_{\mathit{ref}})=2.4e-5\)
\(C=70l/{m}^{3}\) donc \({\epsilon}_{\mathit{sec}}=-{K}_{\mathit{des}}({C}_{0}-C)=-4e-4\)
\(\xi =0,95\) donc \({\epsilon}_{\mathit{endo}}=-{B}_{\mathit{endo}}\xi =-\mathrm{8,55e-5}\)
Les contraintes en \(G\) ne sont pas calculées analytiquement mais résultent d’un calcul sur un maillage très fin (32000 HEXA20 et 155369 nœuds).