5. Précautions d’emploi#
Voici un ensemble de conseils indispensables à la bonne utilisation du recalage.
Les courbes expérimentales sont définies comme des tableaux à deux colonnes: une pour les abscisses et une pour les ordonnées.
Les courbes expérimentales doivent être des fonctions: à une abscisse ne doit correspondre qu’une ordonnée. Si un courbe expérimentale comporte des cycles, (par exemple contrainte en fonction de la déformation en charge-décharge), il faut alors scinder cette courbe paramétrée en deux courbes, exprimant d’une part les abscisses, d’autre part les ordonnées de la courbe cyclique en fonction du paramètre (par exemple déformation en fonction du temps et contrainte en fonction du temps).
On doit recaler \(N\) courbes calculées sur \(N\) courbes expérimentales.
La première courbe calculée sera recalée sur la première courbe expérimentale, la deuxième courbe calculée sera recalée sur la deuxième courbe expérimentale, et ainsi de suite dans l’ordre renseigné pour les opérandes RESU_EXP et RESU_CALC.
Les grandeurs calculées renseignées sous l’opérande RESU_CALC doivent être issues de POST_RELEVE_T (sauf pour la dynamique où on peut avoir des tables issues de CREA_TABLE et MAC_MODES)
Les paramètres du recalage doivent être déclarés en bloc au début du fichier de commandes esclave. Par exemple:
DEBUT()
DSDE__ = 200.
YOUN__ = 8.E4
SIGY__ = 10.
......
Les valeurs initiales des paramètres du recalage sont celles renseignées pour l’opérande LIST_PARA et non celles présentes dans le fichier esclave de l’utilisateur.
A chaque itération de recalage, les calculs définis dans le fichier esclave doivent converger. Dans le cadre de recalage de calculs non linéaires, il est donc fortement recommandé d’utiliser la découpe automatique du pas de temps.
Dans le cadre de recalage de calculs non linéaires avec découpe automatique du pas de temps, il est indispensable de définir une liste d’archivage sous l’opérande LIST_ARCH.
Le recalage est un moyen puissant d’obtenir des valeurs de paramètres à partir d’essais. Il n’est cependant pas miraculeux: les courbes expérimentales doivent contenir suffisamment d’informations pour identifier les paramètres. Il est par exemple impossible d’identifier des paramètres élastoplastiques avec un essai restant dans le domaine élastique. Les essais expérimentaux doivent donc exciter les paramètres à identifier.
Dans le même logique, il est souhaitable que les courbes expérimentales contiennent des points en nombre suffisant pour bien décrire l’action des paramètres à identifier.
Enfin, dans le cas de l’utilisation de plusieurs courbes expérimentales, le fait qu’elles aient le même nombre de points équilibre l’information qu’elles apportent.