3. Choix possibles pour les calculs d’hydratation#

Il existe un seul modèle d’hydratation dans Code_Aster qui permet de décrire le dégagement de chaleur ainsi que le durcissement, cf. [R7.01.12]. Il est résolu via l’opérateur THER_NON_LINE, et le comportement “THER_HYDR”. Le modèle ne doit comporter que le béton, modélisé à l’aide d’éléments volumiques ou surfaciques, de préférence linéaires. Les modélisations conseillées sont 3D_DIAG, PLAN_DIAG et AXIS_DIAG (mais 3D, PLAN ou AXIS sont également possibles). Des pas de temps suffisamment petits doivent être utilisés au jeune âge (de l’ordre de l’heure jusqu’au pic d’échauffement thermique, puis les pas de temps peuvent être augmentés progressivement) pour obtenir une solution de bonne qualité, car une discrétisation explicite de la source de chaleur est utilisée.

La température et l’hydratation peuvent ensuite être prises en compte dans le calcul mécanique sous forme de variables de commande (TEMP et HYDR). Dans ce cas, il est conseillé de résoudre le problème thermique avec des éléments linéaires.

Un exemple de résolution d’un tel problème est traité dans le cas-test FORMA41.

Remarque :

Il est possible de ne pas résoudre le problème de thermo-hydratation, et de définir un champ d’hydratation de manière analytique à l’aide des commandes CREA_CHAM et CREA_RESU (Dans ce cas, l’échauffement dû à la réaction de thermo-hydratation est négligé). Ainsi on utilise couramment la formule suivante, issue d’un calage LCPC:

\(h=\frac{t}{b+t}\) , avec \(b=1684800\mathit{s.}\) , si \(t\) est le temps exprimé en seconde.

(cf. test SSLA103 pour un exemple de mise en donnée).