3. Utilisation de l’interface Astk#
Astk est l’interface graphique qui permet d’organiser les calculs code_aster : préparer les données, organiser les fichiers, accéder aux outils de pré et post-traitement, lancer et suivre l’évolution des calculs. Astk permet également de choisir la version de code_aster à utiliser parmi celles disponibles (stable, testing, etc.).
3.2. Configuration#
La première fois que l’utilisateur lance l’interface, il dispose d’une configuration par défaut qui a été définie lors de l’installation. La configuration est ensuite stockée dans le répertoire $HOME/.astkrc.
Si l’utilisateur veut revenir à la configuration d’origine, il doit effacer ce répertoire et relancer Astk.
Dans les paragraphes suivants, on ne détaille que le menu Serveurs.
3.2.1. Serveurs#
On accède à la fenêtre serveurs en cliquant sur Configuration/Serveurs.
Le premier bouton permet de passer d’un serveur à un autre et d’ajouter un «Nouveau serveur». Les champs sont :
Nom complet ou adresse IP: il s’agit du nom du serveur sur le réseau ; on peut indiquer son nom complet avec le nom de domaine (par exemple: linux.labo.univ.fr) ou son adresse IP (par exemple: 156.98.254.36).
La case « machine locale » indique qu’Astk ne doit pas utiliser ssh pour contacter cette machine.
État du serveur : on peut mettre sur «off» un serveur temporairement inaccessible.
Login : identifiant avec lequel on se connecte au serveur.
Répertoire HOME : répertoire par défaut lorsque l’on navigue sur cette machine.
Répertoire des services : répertoire où sont installés les services sur ce serveur (indiquer le chemin d’installation, par exemple: /opt/aster), laisser vide pour un serveur de fichiers.
Mode de téléchargement de la configuration: aucun (pour un serveur de fichiers), manuel (il faut cliquer sur le bouton «Télécharger maintenant» pour récupérer la configuration Aster du serveur), automatique (Astk interroge le serveur au démarrage tous les 30 jours).
Dernier téléchargement : date de la dernière mise à jour des informations de configuration.
Terminal : commande pour ouvrir un terminal sur le serveur. Ceci permet d’ouvrir une fenêtre de commandes sur le serveur quand on utilise la bsf.
Editeur : éditeur texte (par exemple, nedit). La procédure d’installation choisit un éditeur parmi (et dans cet ordre): nedit, gedit, xemacs, emacs, xedit, vi.
- Remarque :
A chaque fois que l’on définit une commande à exécuter (terminal, éditeur, etc.), il est conseillé d’indiquer le chemin absolu (depuis la racine) pour éviter que la commande ne soit pas trouvée si la variable $PATH est incorrecte.
Pour les utilisateurs ayant accès aux serveurs EDF R&D, il faudra mettre à jour les informations dans l’onglet Configuration/Serveurs en cliquant sur le bouton Rafraichir maintenant.
3.3. Comment faire lancer un calcul ?#
Dans ce paragraphe et les suivants, on décrit de manière générale comment utiliser Astk pour réaliser une étude.
Supposons que l’on veut lancer l’étude du cas-test forma00a dont les éléments à disposition sont :
Le fichier de commande Aster : forma00a.comm
La description de la géométrie réalisée avec Salomé : forma00a.datg
Le maillage construit par Salomé : forma00a.mmed
Le fichier contenant les messages d’exécution : forma00a.mess
Dans l’exemple, tous les fichiers sont placés dans le répertoire $HOME/.
Les fichiers de cet exemple sont disponibles dans le répertoire astest de votre version de code_aster.
- Remarque :
Dans le cas d’une étude avec plusieurs fichiers de commande, tous les fichiers doivent être de type «comm», associés à l’unité logique 1 et c’est l’ordre d’apparition dans le profil qui détermine l’ordre d’exécution.
3.3.1. Création du profil#
On lance l’interface qui s’ouvre sur un profil vierge, ou bien si Astk est déjà lancé, on choisit Fichier/Nouveau dans le menu pour créer un nouveau profil vide.
On se place dans l’onglet ETUDE.
3.3.2. Sélection des fichiers#
Définition d’un chemin de base
Dans l’onglet ETUDE, on choisit un chemin de base pour simplifier l’accès aux fichiers. On clique sur l’icône
, on choisit le répertoire $HOME/.
Ajout de fichiers existants
On ajoute le fichier de commandes en cliquant sur
, la sélection de fichier s’ouvre directement dans le chemin de base que l’on vient de définir. Il ne reste qu’à sélectionner le fichier pour qu’il apparaisse dans la liste.
Ajout de fichiers pas encore existants
Sauf si une exécution a déjà eu lieu, les fichiers résultats n’existent pas encore, on ne peut donc pas les ajouter en parcourant l’arborescence.
en insérant une ligne vide :
en cliquant sur le bouton de nouveau fichier
, une ligne est ajoutée dans la liste. Par exemple, on peut choisir le type «mess» dans la liste pour imprimer les messages lors de l’exécution. Puis, on indique le chemin $HOME/forma00a.mess ou forma00a.mess ou ./forma00a.mess (puisqu’il est possible d’indiquer le nom du fichier en absolu ou relatif par rapport au chemin de base). Finalement, on remplit le numéro d’unité logique (par défaut égal à 6) et on coche la case «R» (résultat) et on décoche «D».
avec «Valeur par défaut» :
Cette fonction utilise le nom du profil Astk pour construire les valeurs par défaut. Il faut donc enregistrer le profil, si ce n’est pas encore fait. On choisit Enregistrer sous dans le menu Fichier , on va avec le navigateur dans le répertoire de référence, et dans la ligne Sélection , on écrit par exemple forma00a (l’extension .astk est automatiquement ajoutée). On insère une ligne vide et on choisit le type de fichier «mess», puis on clique avec le bouton droit dans la case du nom de fichier et on choisit «Valeur par défaut»: Astk construit un nom de fichier à partir du chemin de base, du nom de profil (en retirant l’extension) et du type «mess», soit $HOME/forma00a.mess. La case «R» a été cochée, et le numéro d’unité logique fixé à 6.
Supprimer un fichier
Pour supprimer une ligne de la liste des fichiers, il suffit de la sélectionner en cliquant dans la zone où l’on indique le nom du fichier et de cliquer sur l’icône
. Il faut remarquer que seule la référence à ce fichier dans le profil Astk est oubliée, le fichier lui-même n’est pas effacé.
3.3.3. Lancement du calcul#
Les fichiers données et résultats sont sélectionnés, on ajuste les paramètres du calcul, et on clique sur le bouton «Lancer».
On prend soin de cocher la case qui se trouve juste à côté de ETUDE pour signaler que l’on souhaite utiliser le contenu de cet onglet, sinon l’interface nous répond «Rien à lancer!».
Si le profil n’a pas encore été enregistré, l’interface demande de choisir un endroit et un nom pour ce profil.
Astk appelle as_run pour exécuter le calcul, et transmet au Suivi des jobs (asjob) le numéro du job (numéro du processus en interactif) et d’autres informations qui vont permettre de suivre l’avancement du calcul. L’état initial du calcul est PEND (en attente), quand le calcul commence, il devient RUN, puis ENDED quand il est terminé (d’autres états sont possibles en batch). Le bouton «Actualiser» appelle le service qui rafraîchit l’état des calculs en cours.
Quand le calcul est terminé, on peut consulter le résultat du job en double-cliquant sur le job, ou par Editer/Fichier output.
Figure 5.3-1: Fenêtre de suivi des jobs
3.3.4. Consultation des résultats#
On peut consulter les fichiers résultats simplement en double-cliquant sur leur nom, ce qui ouvre un éditeur de texte pour les fichiers «mess» et «resu».
- Remarque :
Le répertoire devant accueillir un fichier résultat n’existe pas, il est automatiquement créé si les permissions sont suffisantes.
Si la copie de fichiers résultats échoue (problème de permissions, de quota, de connexion distante…), ils sont copiés dans un répertoire temporaire sur la machine d’exécution. Une alarme <A>_COPY_RESULTS indique le chemin où il faut aller chercher les résultats.
3.4. Récupération des résultats#
3.4.1. En cas de réussite#
Si la simulation se termine sans problème majeur, Astk copiera les différents fichiers de résultats depuis le dossier /tmp et les collera dans l’emplacement indiqué précédemment.
3.4.2. En cas d’échec#
De la même manière que AsterStudy, lorsqu’une erreur se produit pendant un calcul, il est possible de récupérer les fichiers de logs du terminal, qui contiendront des informations supplémentaires (afin d’analyser la cause de l’erreur) selon l’option verbose choisie.
Dans ce cas-là, il existe deux répertoires à tenir en compte : le flasheur et le tmp. Sur une machine locale, le répertoire flasheur se trouve normalement à l’emplacement $HOME/flasheur/, tandis que le répertoire temporaire tmp est situé à /local00/tmp/. Sur les serveurs cronos et gaia, les utilisateurs n’ont accès qu’au répertoire flasheur (situé également à $HOME/flasheur/), l’accès au répertoire tmp étant restreint.
Une distinction importante à noter : les fichiers dans flasheur et tmp peuvent varier en fonction du nombre de nœuds ou de processeurs utilisés. Par exemple, si deux nœuds sont impliqués dans le calcul, les informations dans le répertoire tmp peuvent être dupliquées et moins bien structurées, ce qui peut compliquer leur analyse.
- Remarque :
Le fichier tmp est situé à /local00/tmp/ parce que c’est le chemin par défaut. Pour le modifier il faudrait changer le fichier $HOME/.astkrc/config_servers.
3.1. Comment y accéder ?#
Il existe deux façons d’ouvrir Astk :
Dans le conteneur salome_meca, il faut cliquer sur Tools/Plugins/code_aster/Run astk.
En ligne de commande, il faut exécuter dans le terminal de salome :
Pour plus d’informations sur l’accès au terminal de salome_meca, consultez Notions générales.