Généralités =========== La sous-structuration statique implantée dans *Aster* est utilisable en **mécanique linéaire** et **en mécanique non linéaire sur des parties linéaires d’un modèle** . Elle peut se faire a priori à **plusieurs niveaux** : une sous-structure peut contenir d'autres sous‑structures de niveau inférieur. Tous les types d'éléments du phénomène "MECANIQUE" sont acceptés ainsi que tous les chargements supportés par ces éléments. La sous-structuration est implantée actuellement dans le cadre des commandes ordinaires [U4.4‑] et [U4.5-]. Elle n'est cependant pas implantée dans le cadre des commandes globales : MECA_STATIQUE, CALC_CHAMP, POST_ELEM, ... Une exception existe: les commandes STAT_NON_LINE et DYNA_NON_LINE acceptent des macro‑éléments statiques (voir :numref:`u2.07.02-utilisation-macro-elements`). La sous-structuration statique consiste à "condenser" statiquement le problème à traiter : on élimine un certain nombre d'inconnues (internes). Il reste alors les inconnues dites "externes" en moins grand nombre. C'est une méthode qui réduit la taille du problème. On peut donc en attendre des gains en temps CPU et en occupation des disques. Cette condensation statique s'applique naturellement à la matrice de rigidité et de masse et aux seconds membres représentant les divers chargements. Dans ce cas, la méthode de condensation peut être interprétée algébriquement comme une résolution du système linéaire par la méthode "d'élimination". La solution d'un problème de statique linéaire n'est donc pas modifiée par la sous-structuration. En revanche, il est possible de condenser statiquement la matrice de masse (condensation de Guyan) mais dans ce cas la recherche des modes propres de la structure condensée **est altérée** par la méthode de sous-structuration (voir par exemple IMBERT [bib1]_). Il existe d'autres méthodes de sous-structuration pour les problèmes de dynamique dans *Aster* [U4.55]. Les principes théoriques de la sous-structuration statique sont bien expliqués dans le livre de IMBERT [bib1]_ et les manuels PERMAS [bib2]_. L’utilisation de la sous-structuration statique en non linéaire est abordé dans un premier chapitre distinct. Dans la suite de ce document, on supposera connus ces principes théoriques et on ne s'intéressera qu'aux aspects "utilisateur". Pour cela, on se servira beaucoup d'un exemple : le cas test SSLP100 du manuel de validation *Aster* . Nous avons essayé, à travers ce cas test, d'illustrer un grand nombre de possibilités du logiciel, en compliquant volontairement le test : * sous-structuration à plusieurs niveaux (2), * utilisation d'un macro-élément pour engendrer par rotations successives plusieurs sous-structures, * conditions aux limites et chargements à plusieurs niveaux, * mélange de sous-structures et d'éléments finis ordinaires, * chargement "suiveur" ou non. Le fichier de commandes de ce cas test dont on a numéroté les lignes est donné en annexe de ce document. Lorsque l'on voudra faire référence à la ligne n de ce fichier, on écrira {ligne n}.