Introduction ============ Cette documentation présente les différentes méthodologies numériques développées pour simuler et analyser la tenue sismique de grands réservoirs métalliques. Il s’agit donc ici de présenter la mise en œuvre et l’enchaînement de divers opérateurs de *Code_Aster* pour mener à bien l’étude de ce type de composants, suivant différentes hypothèses de modélisation qui sont principalement dictées par des considérations réglementaires. Ces réservoirs, qui sont des structures métalliques minces, peuvent présenter deux modes de ruine privilégiés : rupture des ancrages ou flambage des viroles. La première méthodologie est basée sur une méthode réglementaire de type push-over ([:ref:`bib1 `], [:ref:`bib2 `], [:ref:`bib3 `], [:ref:`bib4 `]). Le réservoir est soumis à une pression interne imposée, spatialement variable, croissante. La résolution se fait en quasi-statique et le domaine fluide n’est pas modélisé directement : son influence sur la paroi est transcrite par un champ de pression imposé particulier. Les non linéarités sont de type géométrique et comportementale (plasticité). Au cours du calcul incrémental, on fait croître cette pression jusqu’à obtenir la charge ultime qui correspond au flambage de la structure (on peut utiliser le mot-clé CRIT_STAB de STAT_NON_LINE pour une analyse de stabilité non-linéaire). Afin de modéliser plus finement les ancrages, on peut introduire le soulèvement au niveau des ancrages boulonnés avec le sol [:ref:`bib5 `]. On peut aussi augmenter la tenue mécanique au flambage en rajoutant un renfort en fibre de carbone sur les viroles. Sa modélisation est présentée dans ce document. La seconde approche est la modélisation transitoire directe avec prise en compte complète du domaine fluide au travers d’une approche couplée fluide-structure en grands déplacements [:ref:`bib6 `]. Cette modélisation, plus fine que la précédente, vient compléter les approches réglementaires, en particulier en permettant de mieux cerner les limites de leur domaine de validité, principalement vis-à-vis des grandes non linéarités globales comme les grands déplacements. Cependant, l’usage pratique de ces approches transitoires est limité par le surcoût numérique qu’elles induisent (rapport de l’ordre de 10). Il est possible de combiner l'approche transitoire à une analyse de stabilité non-linéaire via l'utilisation du mot-clé CRIT_STAB de DYNA_NON_LINE. Contrairement aux calculs quasi-statiques, les particularités du modèle fluide-structure nécessite un traitement particulier dans CRIT_STAB qui sera détaillé dans ce document.