Mise en œuvre du calcul ======================= Calcul des contraintes statiques et dynamiques ---------------------------------------------- L'estimation du niveau vibratoire admissible nécessite le calcul au préalable des contraintes statiques et dynamiques : * le résultat correspondant au chargement statique (effort centrifuge, pression, …) peut être calculé avec MECA_STATIQUE ouSTAT_NON_LINE. Un seul pas de temps doit être présent dans la structure de données résultat.Le calcul des contraintes :math:`{\sigma}_{\mathrm{stat}}` à partir du champ de déplacement se fait à l'aide de la commande CALC_CHAMP(option SIEQ_ELGA ou SIEQ_ELNO selon que l'on souhaite calculer le dommage aux noeuds ou au points de Gauss). * Le calcul des :math:`N` modes propres considérés peut se faire avec la commande CALC_MODES. Le calcul des contraintes modales :math:`{\sigma}_{\mathrm{mod}}^{i}` se fait à l'aide de la commande CALC_CHAMP(option SIEQ_ELGA ou SIEQ_ELNO selon que l'on souhaite calculer le dommage aux noeuds ou au points de Gauss). Définition des propriétés matériau ---------------------------------- Deux paramètres matériau sont nécessaires pour le calcul : * la valeur de la limite à la rupture du matériau :math:`{S}_{u}` . Ce paramètre doit être introduit dans l'opérateur DEFI_MATERIAU [:ref:`u4.43.01 `] (mot clé facteur RCCM, opérande Su). * la limite d'endurance du matériau :math:`{S}_{l}` . Ce paramètre correspond au premier point de la courbe de Wöhler (opérateur DEFI_MATERIAU, mot clé FATIGUE, opérande WOHLER). Appel à CALC_FATIGUE -------------------- L'utilisation de CALC_FATIGUE (TYPE_CALCUL = 'FATIGUE_VIBR') nécessite de renseigner les paramètres suivants : * les contraintes statiques et modales préalablement calculées ; * les propriétés matériau ; * la liste des modes à considérer (NUME_MODE) et leur poids relatif (FACT_PARTICI), correspondant aux coefficients :math:`{({\beta}_{i})}_{1\le i\le N}` ; * le choix du mode de prise en compte des contraintes moyennes (Gerber ou Goodman : opérande CORR_SIGM_MOYE) ; * le choix du lieu de calcul du dommage : aux nœuds (OPTION='DOMA_ELNO_SIGM') ou aux points de Gauss (OPTION='DOMA_ELGA_SIGM'). .. _u2.05.05-interpretation-resultats: Interprétation des résultats ---------------------------- En sortie de l'opérateur CALC_FATIGUE, on dispose d'un champ (aux nœuds ou aux points de Gauss) de la valeur admissible de :math:`\alpha` : les zones où :math:`\alpha` est le plus faible correspondent aux zones qui limitent la durée de vie de la structure. Pour passer du coefficient :math:`\alpha` à l'amplitude de vibration admissible, une opération supplémentaire est à réaliser. Supposons par exemple qu'on s'intéresse à l'amplitude des déplacement en un point donné, qu'on notera :math:`\partial \tilde{u}` . Ce point peut correspondre par exemple à la position d'un capteur, où à la zone d'amplitude de vibration maximale. On note :math:`{\tilde{u}}_{\mathrm{mod}}^{i}` le déplacement au point d'intérêt associé au mode i. L'amplitude de vibration admissible au point d'intérêt est alors : :math:`\partial \tilde{u}=\min(\alpha )\sum_{i=1}^{N}{\beta}_{i}{\tilde{u}}_{\mathrm{mod}}^{i}` Ce calcul est illustré dans l'exemple ci-dessous. La valeur minimale de :math:`\alpha` peut être obtenue de trois manières différentes : * soit en post-traitant dans Aster le champ résultat (POST_RELEVE_T, OPERATION='EXTREMA'); * soit en visualisant le champ résultat ; * soit dans le fichier message. L'information est imprimée comme suit : .. code-block:: text Amplitude de vibration maximale admissible par la structure : 1.318438 Remarques et conseils --------------------- Quelques remarques peuvent être formulées sur cette fonctionnalité : * Le résultat du calcul est nécessairement très sensible à la qualité du calcul des contraintes. L'utilisateur doit donc s'assurer que la finesse de son maillage est suffisante. L'utilisation d'éléments quadratiques est indispensable. * De même, il est conseillé de faire le calcul aux points de Gauss, l'interpolation pour le passage points de Gauss – nœuds étant source d'imprécision. * Les zones critiques correspondent le plus souvent aux singularités géométriques. L'utilisateur devra vérifier si la singularité correspond à une réalité physique ou à une discrétisation trop grossière. A noter que l'utilisation du remaillage (logiciel Homard, opérateur MACR_ADAP_MAIL) ne permet pas de converger vers une solution stable non nulle si la géométrie initiale est discrétisée trop grossièrement.